Dans une démarche unitaire nous avons interpellé la population qui, mobilisée, a contraint le pouvoir à reculer notamment sur l’abattement fiscal de 10 %, sur la revalorisation des pensions, sur l’année blanche, sur les franchises médicales, sur l’ALD (Affection longue durée)
Nous appelons les retraité.es à poursuivre leurs actions pour l’accès aux soins pour toutes et tous, pour la prise en charge publique de l’autonomie dans une loi et la hausse du pouvoir d’achat.
La stratégie gouvernementale reste identique : réduire drastiquement les dépenses de la Sécurité sociale que ce soit dans la branche vieillesse notamment en s’attaquant aux pensions de réversion ou dans la branche maladie.
Aujourd’hui, face à une loi de financement de la Protection Sociale qui par ses conséquences remet plus encore en cause le droit à la santé partout, pour toutes et tous, les retraité.es entendent exiger des réponses positives pour l’accès aux soins pour toutes et tous.
Sécurité sociale et système de santé ça ne va pas !
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a entériné un budget ne répondant pas aux besoins d’accès à la santé. Avec une augmentation de 3 % alors que les besoins nécessitent plus de 5 % pour maintenir le système de santé et hôpitaux publics.
Cela risque de se traduire par des suppressions de lits, de postes de soignants, de médecins généralistes
Il y a urgence de maintenir une Sécurité sociale disposant d’un budget à la hauteur des besoins pour permettre l’accès aux soins pour toutes et tous et répondre au défi du vieillissement de la population avec 30 % de retraité·es d’ici 2050.
En Saône et Loire la difficulté voire l’impossibilité d’accéder aux services de santé par le double mécanisme de la désertification médicale et de l’augmentation des restes à charges dont les dépassements d’honoraires exorbitants, touchent plus particulièrement la population retraitée.
Dans le cadre particulier de la prise en charge de l’autonomie, par les transferts de charge et face au vieillissement de la population, le gouvernement prépare une ouverture encore plus grande au secteur marchand et un risque d’abandon d’une partie de la population.
La loi « Grand âge » encore une fois repoussée par contingence électorale doit être débattue à l’Assemblée Nationale le plus rapidement possible.
Ce gouvernement entend poursuivre la remise en cause de droit à la santé partout, pour toutes et tous, refuser une véritable revalorisation des pensions de base et complémentaires dont l’Agirc – Arrco et accentuer le démantèlement des services publics.

