Lettre ouverte aux Mâconnaises et Mâconnais : Scrutin des élections municipales …

jeudi 26 février 2026

Les 15 et 22 mars 2026, auront lieu les élections municipales, moment démocratique où les électrices et électeurs sont appelé-es à élire les membres du Conseil Municipal de chaque commune.

Suite à la loi de 2025, le scrutin est désormais un scrutin de liste paritaire pour toutes les communes.

Partout en France, nous voterons donc pour une liste entière, un programme (rendant le panachage nul dans toutes les communes).

Les élections municipales doivent être l’occasion de mettre réellement en place des politiques au service des habitantes et habitants. Les programmes des candidat.es doivent aborder impérativement le LOGEMENT, les SERVICES PUBLICS, la SANTÉ – ACTION SOCIALE, le TRANSPORT et la DEMOCRATIE.

Le LOGEMENT

Le logement est le 1er poste de dépenses contraintes (35% pour un tiers des locataires) avec des loyers élevés, des charges locatives écrasantes. Les propriétaires séniors n’arrivent plus à entretenir et à adapter leur domicile.

Nous avons besoins :

  • De construction et de rénovation de logements sociaux.
  • De remobiliser le parc de logements vacants ou inoccupés pendant une partie de l’année. De préserver la mixité sociale dans tous les quartiers.
  • Réhabilitation des logements en du centre-ville mâconnais

 

LES SERVICES PUBLICS

La réduction des budgets entraine la suppression de postes et la dégradation de la qualité de service, causes du mécontentement des usagers qui sert ainsi de prétexte à encore plus de fermeture de services. Avec la montée de la pauvreté, nous avons encore plus besoin de services publics, de refuser leur privatisation ou la délégation de service (eau, services techniques municipaux…) et d’avoir une tarification équitable des services municipaux basé sur la solidarité.

Nécessité de préserver les bureaux de postes et les boîtes aux lettres dans les quartiers mâconnais.

 

LA SANTÉ – ACTION SOCIALE

L’hôpital public reste le pilier de notre système de santé. Depuis de nombreuses années ses moyens financiers ont été diminués drastiquement avec pour conséquences : fermetures de services, de lits, baisse des effectifs et prise en charge de qualité de plus en plus fragilisée. L’accès aux soins limité met en péril l’égalité à la santé entre tous les citoyen.es.

Nous avons besoin que le futur président du conseil de surveillance de l’hôpital (le maire de la ville) défende, protège notre hôpital public, les services médico-sociaux (EHPAD), en imposant une réponse aux besoins des usager.es du territoire et en exigeant les moyens humains indispensables.

Nécessité d’avoir entre autres de rouvrir un service de neurologie et d’avoir des cardiologues au CH Mâcon.

LES TRANSPORTS

La mobilité est un droit. Elle conditionne l’accès à l’emploi, à la santé, à l’éducation, à la culture. Il est impératif de garantir une desserte sur l’ensemble du territoire en reliant efficacement toutes les zones d’habitation aux services et commerces par une offre de transports collectifs.

Nous avons besoin :

  • De réseaux de transport public renforcés, fiables et gratuits.
  • D’aménagements sûrs pour les piétons, cyclistes et personnes à mobilité réduite.
  • Augmenter le nombre de navettes gratuites et les lignes (exemples: d’Auchan à la Chanay et de Charnay directement au TGV)

 

LA DEMOCRATIE :

Les habitant.es ne veulent pas être consulté.es qu’une fois tous les 6 ans. La démocratie se vit au quotidien. Les citoyen-nes ont le droit de donner leurs avis, de participer aux programmes d’évolution de la ville (Urbanisme…) Pour cela nous avons besoin :

  • De conseils de quartier dotés de réels pouvoirs
  • De transparence totale sur les décisions budgétaires et les partenariats publics-privés Instaurer une représentation locale des usagers et consultations référendaires

Devant la multiplicité et la complexité des listes qui se dégagent déjà sur le territoire national, la lisibilité des orientations politiques est quelquefois difficile à déceler, notamment sur des listes dites «Apolitiques« Sans étiquettes»« Divers droite» dans des petites communes mais avec des candidat.es d’extrême-droite non déclaré.es. Dans les plus grandes villes, de nombreuses listes d’extrême-droite seront présentes.

Le syndicat CGT des Retraité.es Cgt du bassin mâconnais alerte sur le danger que représente l’extrême-droite pour ces élections.

Celle-ci porte des orientations racistes, antisémites, homophobes, sexistes et violentes. Elle remet en cause les principes républicains et démocratiques et partout où elle accède au pouvoir, elle s’attaque aux services publics, à la culture, au monde associatif très important dans les communes, à la liberté de la presse, aux libertés universitaires, syndicales…

Depuis 2014, le RN et ses alliés dirigent déjà des municipalités.

On les a déjà essayés et leurs bilans prouvent leur nocivité sociale et syndicale. Quelques exemples :

À Hénin-Beaumont (62), l’équipe municipale surveille de très près les réseaux sociaux des opposant.es et des agent.es communaux et ne laisse rien passer.

À Cogolin (83), la mairie a baissé de 20% les budgets des écoles pour achat de fournitures et manuels scolaires. Études du soir gratuites remplacées par des garderies payantes. Fin de la gratuité des transports scolaires, fin des repas de substitution au porc dans les cantines et augmentation du prix des repas.

À Perpignan (66), Fréjus (83), Hayange (57) ou encore à Pontet (84) ce que les élus du RN appliquent dans les mairies, c’est un avant-goût de son projet national : repli identitaire, division des habitant.es, casse du tissu associatif, mépris des droits sociaux. Derrière la communication se cache un projet de société inégalitaire et autoritaire. Les centres culturels ont vu leurs programmations censurées ou orientées, notamment lorsqu’elles abordaient des sujets comme les migrations, les droits LGBT+, ou l’histoire coloniale.

Dans les mairies RN, les élus refusent d’accorder des salles pour des réunions syndicales ou interdisent l’affichage syndical. Cela s’accompagne souvent d’un climat de défiance, voire d’intimidation envers les représentant.es du personnel.

Citoyen-nes actif.ves ou retraité-es, soyez donc attentif-ves, car l’avenir de la commune et du service public dépend aussi de vous, et des choix politiques qui seront les vôtres.

Il est indispensable de participer aux réunions publiques des candidats-es afin de les interroger sur leurs propositions dans un esprit de justice sociale, d’égalité et de défense de l’intérêt général, pour le droit au logement, aux services publics, à la dignité et à la solidarité dans nos communes.