L’acier : un avenir pour l’industrie

mercredi 31 octobre 2018

ASCOVAL

Lors d’une nouvelle réunion, ce mercredi 31 octobre à Bercy, le cabinet Roland BERGER, mandaté par le gouvernement pour étudier la crédibilité de l’offre de reprise d’Altifort sur l’aciérie d’Ascoval, a rendu ses conclusions.
Le projet de reprise d’Altifort a été jugé crédible et viable. Des engagements commerciaux, pour l’aciérie, ont été trouvés en dehors de Vallourec.
Ces conclusions qui avaient déjà été produites par le cabinet d’expertise mandaté par les salariés viennent conforter nos arguments maintes fois réitérés ces derniers mois : l’aciérie de Saint-Saulve répond à des besoins d’acier de haute technicité en hausse, elle est en très bon état et les compétences des salariés ne sont plus à démontrer.
Le ministre de l’Économie a cependant demandé à Altifort de consolider encore son assise financière, en vue du jugement du 7 novembre prochain, au tribunal de Strasbourg.
Soyons clairs : aux cotés de l’apport privé du groupe Altifort, il faut donner toutes les chances à ce projet en actionnant également fortement les outils publics de financement. N’oublions pas que ces fonds sont avant tout des investissements de l’État dans une filière stratégique pour toute l’industrie française.
De nombreuses voix s’élèvent actuellement dans le pays pour que cette aciérie vive et faire stopper l’hémorragie constatée dans les capacités de production et le savoir-faire pour la fabrication et la transformation d’acier en France.
Ce dossier Ascoval permet d’ailleurs de mettre en lumière :
• la place centrale de l’acier dans des domaines aussi variés que l’énergie, les transports, le bâtiment, la construction, en clair toutes les industries nécessaires à une transition environnementale viable ;
• la dérive dans les stratégies des multinationales et fonds de pension qui ont affaibli la filière ces dernières années, sur fond d’opérations de délocalisation des productions et de course à la rentabilité pour les actionnaires.
À noter que l’attitude provocatrice de Philippe Crouzet (président du directoire de Vallourec), ces derniers jours, pose la question urgente d’un contrôle public de cette filière !
La CGT salue la forte mobilisation des salariés de l’aciérie, mobilisation qui permet de placer publiquement les enjeux et de donner toutes les chances à la pérennité de l’activité et des emplois.
Pour la CGT, toutes les conditions sont réunies pour que la production d’acier perdure à Saint-Saulve, tout comme elle doit être préservée et relancée dans tout le pays. Ce sera également notre message le 23 novembre, en Moselle, pour réclamer la relance de production d’acier en Grand Est.
La CGT appelle les salariés de l’aciérie de Saint-Saulve à rester mobilisés et, de manière plus large, tous les sidérurgistes des Hauts-de-France et du pays, pour l’avenir d’une filière qui a toute sa place dans une industrie moderne, répondant aux besoins et aux enjeux environnementaux.

Montreuil, le 31 octobre 2018



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