Deux études illustrent les réalités de l’emploi, du logement et des transports en Île-de-France

lundi 22 octobre 2018

Informations diverses

L’Île-de-France est marquée par la concentration des emplois sur quelques pôles très attractifs, en contraste avec la répartition diffuse des logements dans l’espace régional.

Ceci entraîne des flux de mobilité massifs : plus de 7 millions de navettes domicile-travail sont réalisées chaque jour en Île-de-France, dont 3,6 millions au sein de la métropole et plus de 5,2 millions si l’on considère toutes les navettes entre la métropole du Grand-Paris (MGP) et le reste de la région.

Ces flux se doublent d’importantes disparités territoriales dans les conditions d’accès aux emplois : 22 % des habitants de la MGP mettent moins d’un quart d’heure pour aller travailler et 14 % plus d’une heure, contre respectivement 30 % et 23 % des habitants de grande couronne.

La MGParis concentre 69 % des emplois tandis que 59 % des actifs franciliens y résident. Au sein de la métropole, de fortes disparités de concentration de l’emploi (Paris, La Défense, notamment) génèrent des déséquilibres internes, parfois renforcés par la dissociation entre la nature des emplois et le profil des actifs résidents (Paris offre ainsi 2,4 emplois d’ouvriers pour 100 actifs de cette profession quand, à l’inverse, Plaine-Commune offre plus de 3 emplois de cadres pour un actif résident).

Chaque jour, les Franciliens utilisent les transports pour aller travailler. Cette mobilité renseigne sur la répartition de l’emploi dans les lieux de travail. Si le travail tend à s’échapper de ses espaces traditionnels, un Francilien sur deux rejoint son « bureau », quand d’autres convergent vers des commerces, des lycées, des hôpitaux … Dans le même temps, sur fond de croissance du chômage, l’emploi devient plus flexible et modulable. Les contrats de travail temporaires, à temps partiel ou la pluriactivité tendent à se développer, les horaires à se décaler, contribuant ainsi à déconnecter peu à peu le lieu d’emploi et le lieu de résidence.

Cette dissociation géographique des fonctions économiques et résidentielles n’est le plus souvent pas un choix. Les actifs de la métropole se heurtent, en outre, dans leurs choix de localisation résidentielle à la cherté et à la rareté des logements.

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