Une loi qui fait fausse route !

jeudi 2 août 2018

Élisabeth Borne, ministre des Transports, a présenté, lors du Conseil national de la transition écologique du 12 juillet, les grandes lignes de ce qui pourrait être la future loi des mobilités.

Tract

Si le constat est partagé sur l’urgence de remédier à la qualité de l’offre et à l’état des infrastructures — tant voyageurs que marchandises — les solutions proposées par le gouvernement sont en décalage avec les réalités et les attentes sociales et environnementales.

Pour ce gouvernement, les solutions seraient que le train et le réseau routier national non concédé (10 000 km) desservent les grandes métropoles entre elles. Puis les régions proposeront des solutions par l’intermédiaire des autorités organisatrices des mobilités. Dans le contenu du projet de loi, il ressort que les solutions sont à trouver sur les modes de transport utilisant principalement la route (autocar, autopartage, covoiturage, financement permis, véhicules, vélo, etc.), en cohérence avec le pacte ferroviaire qui pourrait conduire à la suppression de 9 000 km de lignes ferrées hors zone des métropoles (TER). Ce sont les régions qui décideront où elles déploieront les moyens financiers en partant du schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (Sraddet).

Pour la CGT, l’État ne peut pas être un simple spectateur. S’il doit donner du pouvoir aux régions pour organiser au mieux les transports en proximité, il ne saurait pour autant s’exonérer de s’assurer de l’effectivité du droit aux transports pour tous et de l’égalité des populations entre les territoires…

Cliquez sur l’image pour télécharger le tract entier.


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