Éolien en mer : Emmanuel Macron confirme les six projets en cours, avec un soutien public en baisse

mercredi 27 juin 2018

En direct de l’institutionnel

Les six premiers projets de parcs éoliens en mer français vont pouvoir se poursuivre mais l’État va réduire de 15 milliards d’euros le soutien public dont ils vont bénéficier, a annoncé Emmanuel Macron le 20 juin lors d’un déplacement à Plévenon (Côtes-d’Armor), près de la zone où l’un des parcs doit être construit.

Parmi les six parcs concernés, trois sont développés par EDF, au large de Fécamp (Seine-Maritime), Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et Courseulles-sur-Mer (Calvados), deux par Engie au large du Tréport (Seine-Maritime) et de l’île de Noirmoutier (Loire-Atlantique), et un par l’Espagnol Iberdrola, près de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Ils représentent chacun une puissance d’environ 500 mégawatts (MW) et doivent entrer en service progressivement à partir de 2021.

Le gouvernement avait décidé de renégocier les financements publics accordés à ces parcs, attribués lors d’appels d’offres en 2012 et 2014, estimant qu’ils étaient trop élevés, compris entre 180 et 230 euros par mégawattheure produit. En cas d’échec de ces négociations, le gouvernement menaçait d’annuler les résultats de ces appels d’offres, une option qui inquiétait les industriels et les élus locaux.

« La négociation a permis de diminuer de 40% la subvention publique et d’avoir un ajustement des tarifs (de rachat de l’électricité qui sera produite par ces parcs) de 30 % ». L’accord trouvé entre le gouvernement et les industriels sur les tarifs d’électricité offshore et l’aide financière apportée par l’État va permettre à l’État d’« économiser sur la période 15 milliards d’euros d’argent public », a déclaré le président de la République. Ces dernières années le coût de l’éolien en mer a fortement baissé en Europe, s’approchant à plusieurs reprises des 100 euros/MWh.

Le préfet des Côtes-d’Armor a signé un nouvel arrêté ce 21 juin régularisant l’arrêté initial de projet de parc éolien offshore au large de Saint-Brieuc. Développé par la société Ailes Marines, détenue à 70 % par l’Espagnol Iberdrola, le parc de la baie de Saint-Brieuc a été initié en 2012. Un premier arrêté, le 18 avril 2017, avait donné à Ailes Marines les trois autorisations administratives nécessaires pour développer son projet, notamment la convention d’utilisation du domaine public maritime pour une durée de quarante ans. Mais la cour administrative d’appel de Nantes avait annulé cette convention le 3 avril 2018 en raison d’un vice de forme.

« Les décisions finales d’investissement devraient être prises en 2020, avant une phase de construction entamée en 2021 jusqu’en 2023, année d’entrée en service programmée des parcs éoliens », a précisé la préfecture. Placées à plus de 16 km des côtes les plus proches, les 62 éoliennes prévues en baie de Saint-Brieuc mesureront 216 m de haut et seront dotées d’une capacité installée de 496 mégawatts. Le coût du projet, financé par les actionnaires d’Ailes marines, est évalué à 2,5 milliards d’euros.

(Source : Caisse des dépôts et consignations)



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