Négociation ARRCO-AGIRC

TOUS CONCERNES !
mardi 24 février 2015
par  UL CGT MACON-2

Le niveau de pension moyen des retraites se situe autour de 1300 €. Il faut souligner que ce montant plus que modeste recouvre de très fortes inégalités.
Beaucoup de retraités disposent d’un montant de pension beaucoup plus faible, les femmes en particulier.
Les différentes réformes et accords passés sur les retraites vont encore dégrader
la situation. Les futurs retraités vont être touchés de plein fouet par, notamment, l’allongement de la durée de cotisation (exemple : 172 trimestres nécessaires pour le taux plein pour ceux nés en 1973).
Mais le montant de la pension est encore trop élevé pour le Medef.
Pour les salariés du privé, la retraite est constituée par une pension de base et une pension servie par le régime complémentaire Arrco auxquelles s’ajoute une pension du régime complémentaire Agirc pour les cadres et certains salariés affiliés.
Ces régimes connaissent des difficultés qui sont principalement liées à la crise. Alimentés exclusivement par des cotisations qui stagnent (elles ont même baissé en 2009) du fait du maintien à un niveau bas des salaires, du chômage massif et de la précarité.
Comme le nombre de retraités augmente du fait du papyboum et de l’allongement de l’espérance de vie, les régimes doivent utiliser les réserves qu’ils avaient constituées auparavant.
Ces réserves ne sont pas inépuisables. Si rien ne se passe, l’Agirc serait obligée de baisser les pensions qu’elle verse à ses affiliés dès 2018, 2027 pour l’Arrco.
La seule solution envisagée par le Medef est de réduire le niveau des droits, tant pour les retraités actuels que pour les retraités futurs.
Dans le même temps, les gros actionnaires se gavent de dividendes. Avec une partie seulement de ces dividendes, il y aurait très largement de quoi renflouer les caisses des régimes de retraite complémentaires. Mais le patronat ne veut pas en entendre parler.
Il souhaite imposer une disposition qui ne permettrait plus de partir avec sa retraite complète avant 67 ans, convaincu que cela inciterait les salariés à partir plus tard.
C’est une bien mauvaise option quand on sait que déjà bien avant 60 ans, beaucoup de salariés sont touchés par la maladie ou l’invalidité, à cause notamment de la pénibilité du travail et que le chômage a fortement augmenté chez ces salariés. Le recul de l’âge légal à 62 ans y a plus que contribué.
Le Medef voudrait aussi fondre en un seul régime l’Arrco et l’Agirc. Bonne idée en apparence, elle consisterait en fait à réduire drastiquement la retraite des cadres mais aussi à en faire payer une partie par les autres salariés.
D’autres solutions existent.
Elles passent par une indispensable augmentation des ressources des régimes :
• en augmentant la cotisation acquittée par les employeurs de façon adaptée à la situation des secteurs d’activité (là où il y a beaucoup de profits, les cotisations augmenteraient) ;
• en soumettant à cotisations tous les éléments de rémunération (épargne salariale, intéressement, participation...) ;
• en faisant contribuer les revenus financiers à la même hauteur que les cotisations assises sur les salaires.
Enfin, l’égalité salariale qui reste un combat d’actualité aurait des vertus aussi pour financer les régimes de retraite. Ainsi, dans le cas où nous avancerions dans cette direction, non seulement les femmes bénéficieraient de meilleurs salaires et donc de meilleures retraites, mais les réserves des régimes ne s’épuiseraient pas et seraient rapidement reconstituées.

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