Accord sur l’emploi ? Non, un accord pour faciliter les licenciements et les baisses de salaires !

jeudi 17 janvier 2013
par  cgtmacon

Un accord minoritaire !

La CFDT, la CFE-CGC et la CFTC ont pris la lourde responsabilité de signer un accord entérinant des reculs sociaux sans précédents. Ces syndicats représentent à eux trois, aux dernières élections (TPE) 28,1% des suffrages (CFDT 19,3 %, CGC 2,3 et CFTC 6,5) contre 44,8 % pour la CGT et FO (non signataires de l’accord) pratiquement à l’égal des pourcentages respectifs aux prud’homales.

 

 

Comment peut-on expliquer une telle attitude, quelles sont leurs véritables motivations ? Ces Organisations syndicales qui pour deux d’entre elles ne représentent rien au niveau national se permettent de décider de la vie de millions de salariés. Et le syndicat C’est Facile De Trahir devra dans tous les cas expliquer son choix à tous les salariés.

C’est donc par le mensonge et le travestissement que cet accord est affublé du nom de "sécurité" ! Nous invitons donc tous les syndicats Cgt qui ont le grand malheur d’avoir la CFDT dans leur entreprise de les sommer de rendre des comptes au plus vite et de ne pas fuir leurs responsabilités, en nous disant que le choix à été fait en haut lieu et que leur avis n’a pas été pris en compte. Si c’est le cas ils devraient changer d’organisation syndicale rapidement.

Pour revenir au texte, côté flexibilité, figurent notamment l’encadrement de feu les accords "compétitivité-emploi" permettant de baisser salaires et/ou temps de travail en cas de difficulté de l’entreprise (article 40 de la loi Warsmann), des mesures pour faciliter et "déjudiciariser" les licenciements, et la possibilité de restructurer sans plan social via une mobilité obligatoire.

Ce texte marque une grave régression des droits sociaux des salariés et va a contrario des objectifs fixés par la « Grande Conférence sociale » et celle de la « lutte contre la pauvreté ». Il contient de multiples dispositions pour faciliter les licenciements et accentuer la flexibilité.

Le chantage à l’emploi est généralisé par des accords permettant la baisse des salaires et l’augmentation du temps de travail, ce sont les accords de « compétitivité/emploi » voulus par Nicolas SARKOZY.

La thèse du MEDEF est le principal fil conducteur de cet accord : « les licenciements d’aujourd’hui feront les emplois de demain ».

Il serait inconcevable que la majorité parlementaire et le Gouvernement, issus des élections de mai 2012, entérinent dans la loi les reculs sociaux dictés par le MEDEF.

Le Gouvernement, qui se dit attaché au Dialogue social, doit prendre en compte le rejet de cet accord par les syndicats représentant bien plus de salariés que les syndicats signataires.

La CGT attend du gouvernement un projet de loi d’une toute autre nature, qui protège les salariés contre les licenciements et la précarité.

La CGT va amplifier sa campagne d’information par l’édition d’un journal tiré à deux millions d’exemplaires à destination des salariés pour favoriser leur mobilisation dans les semaines à venir.


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